Asghar Farhadi, le maître iranien dont les films ont remporté à deux reprises l’Oscar du meilleur long métrage international (2011 Une séparation et 2016 Le vendeur) et a remporté deux prix au Festival de Cannes (Le vendeur et 2021 Un héros), a créé sa dernière œuvre, Contes parallèlesau Grand Théâtre Lumière de Cannes, jeudi soir.
Le drame de langue française, présenté en compétition au festival de cette année, a été accueilli par une standing ovation de cinq minutes – ce qui est, selon les normes cannoises, poli mais pas particulièrement enthousiaste.
Adapté par Farhadi et son frère Saeed d’un chapitre du projet en 10 parties de Krzysztof Kieślowski pour la télévision polonaise, Décalog (1989-1990), Contes parallèles est une étude sur le voyeurisme et la frontière parfois floue entre fantasme et réalité. Il bénéficie d’un casting français de premier plan comprenant Isabelle Huppert, Virginia Efira, Vincent Cassel et, dans un petit rôle, Catherine Deneuve, qui font tous du bon travail.
Mais, comme Le journaliste hollywoodienLe critique de cinéma en chef de David Rooney a noté dans sa critique que le film devient un peu sinueux et ardu au cours de ses deux heures vingt minutes. Et au moment où le générique s’est déroulé à 23 heures, heure locale, de nombreux spectateurs étaient épuisés.
Contes parallèles est sorti dans les salles françaises en même temps que son dévoilement à Cannes. Le film cherche cependant toujours à être distribué aux États-Unis.
