Il faut presque tout le film pour la veste en jean portée par Jason Statham dans Mutinerie se tromper, et cela après que son personnage ait tué près de deux douzaines de méchants en utilisant diverses armes automatiques, au moins deux couteaux, ses propres poings et, dans un moment dégoûtant, un cadenas qu’il utilise pour percer un trou béant dans la joue d’un homme. Au milieu de tout cela, il effectue une intervention chirurgicale pour retirer une balle de l’épaule de sa compagne, Angie (Annabelle Wallis). Et pourtant, cette veste reste impeccable.

Des détails comme celui-ci apparaissent en regardant ce film d’action maritime simplement utilisable, dont l’intrigue est si passe-partout et dont les personnages sont si unidimensionnels qu’il n’y a pas grand-chose d’autre qui puisse s’intéresser. Avec compétence bien que régulièrement réalisé par Jean-François Richet, qui avait auparavant mis Mel Gibson sur une moto dans Père de sang et Gerard Butler dans un avion tombé dans, eh bien, Avioncelui-ci place Statham sur un cargo rempli de mercenaires trafiquants d’êtres humains qu’il extermine de manière sanglante, parfois vertigineuse.

Mutinerie

L’essentiel

Tous les poings sur le pont !

Date de sortie : Vendredi 21 août
Casting: Jason Statham, Annabelle Wallis, Roland Møller, Adrian Lester, Chaneil Kular, Ramon Tikaram
Directeur: Jean-François Richet
Scénaristes : Lindsay Michel, JP Davis

Classé R, 1 heure 35 minutes

La façon dont le personnage de Statham, qui porte le nom de héros d’action généré par l’IA, Cole Reed, parvient à monter à bord de ce navire nécessite une configuration rapide impliquant un magnat du transport maritime basé à Bangkok (Ramon Tikaram) abattu alors qu’il était sous la protection de Reed. Déterminé à venger son patron et à sauver son fils (Chaneil Kular) du même sort, l’ancien flic et vétéran de la guerre en Irak devient passager clandestin sur un énorme porte-conteneurs en route vers la mer. (Une histoire impliquant la mort du père de Reed est censée expliquer la motivation infaillible de notre héros, mais elle est expédiée si rapidement qu’elle est à peine enregistrée.)

Une fois à bord, Reed découvre que l’un des conteneurs d’expédition est rempli de réfugiés thaïlandais retenus prisonniers jusqu’à ce que le capitaine véreux du bateau (Roland Møller) les vende comme esclaves. Naturellement, Reed ne laissera pas cela passer, alors il commence à massacrer méthodiquement l’équipage du navire, composé d’anciens soldats bien armés, en utilisant les espaces restreints du navire et son architecture en forme de labyrinthe pour les éliminer tout en faisant de son mieux pour protéger la précieuse cargaison.

Il s’associe également à Angie, une vétéran de la Marine qui faisait partie de l’équipe du capitaine jusqu’à ce qu’elle réalise ce qu’ils faisaient. Bientôt, elle se bat aux côtés de Reed, mais si vous espériez une sorte d’intrigue secondaire romantique, sachez qu’il n’y a aucune tension sexuelle entre les deux, qui passent leur temps à assassiner et/ou à tabasser quiconque croise leur chemin. Reed fait particulièrement face à peu de résistance jusqu’à la grande confrontation contre le capitaine, au cours de laquelle cette veste en jean se tache finalement.

Qu’y a-t-il d’autre à dire sur Mutinerie? Pas grand-chose, honnêtement. Statham, qui a eu 59 ans cet été et est toujours dans une forme incroyable, joue à son niveau habituel d’octane élevé et sans aucun sens. Mais il joue aussi ses cartes un peu trop près par rapport à l’exubérance du récent film de David Ayer. L’apiculteurce qui a mieux servi le talent de l’acteur pour la sous-estimation dramatique et l’exagération à coups de poing.

À la fin, Mutinerie ne fait vraiment guère plus que ce que son affiche, sa bande-annonce et son slogan (« Il y a du sang dans l’eau » – bien qu’il y en ait en réalité beaucoup plus sous le pont) vous disent qu’il fera, colorant à peine en dehors des lignes au-delà de quelques scènes de meurtre sympas. Cela peut suffire aux fidèles inconditionnels de Statham – le cinéma parisien où j’ai assisté à la projection était composé à environ 80 % d’hommes, la plupart âgés de 30 à 60 ans – mais un film doit offrir un service plus que suffisant aux fans pour être un succès retentissant de nos jours.

Au mieux, cette énième entrée dans le canon Statham ressemble à un retour à une époque où tout ce qu’il fallait pour mettre les fesses dans les sièges était de nombreux coups de pied à l’écran. En ce sens, Mutinerie peut donner à certaines personnes tout ce qu’elles recherchaient, en faisant suffisamment de place à l’eau pour empêcher sa star d’action vieillissante de couler.

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