La famille peut être aimante, ennuyeuse, compliquée – et cela peut être tout cela à la fois. Et cela peut vous laisser un traumatisme. Le film du scénariste-réalisateur français Christophe Honoré (Marcello Mio, Le bien-aimé) nouveau film, Mariage à l’orange (Mariage au goût d’orange), nous fait voyager dans le temps pour découvrir une famille française dans toutes ses dimensions.

Et il le fait avec un ensemble rempli de noms français établis et émergents. Adèle Exarchopoulos, Malou Khebizi, Paul Kircher, Vincent Lacoste, Nadia Tereszkiewicz, Alban Lenoir, Myriem Akheddiou et Noée Abita figurent parmi les stars du film. Au casting figurent également Xavier Lacaille, Saadia Bentaïeb, Victoire Du Bois, Jules Sagot, Joann Brezot, Prune Bozo, Ji-Min Park et Andranic Manet.

« La famille Puig a sept enfants. Et aujourd’hui, c’est le mariage du plus jeune : Jacques. Nous sommes en mars 1978 dans la banlieue nantaise. Le père n’assiste pas au mariage, il a été banni de la famille. Les frères et sœurs cependant sont tous là, heureux de se retrouver. Jacques épouse Martine. Pour eux deux, c’est un mariage d’amour. Mais l’amour peut-il panser les blessures de l’enfance ?

Mariage à l’orangepour lequel THR peut désormais présenter un clip exclusif, en première mondiale dans le programme Cannes Première du Festival de Cannes le mercredi 20 mai.

Honoré a écrit et réalisé le film, avec Jeanne Lapoirie à la cinématographie et Chantal Hymans au montage. Les ventes sont assurées par Pyramide International.

« J’ai l’impression de connaître ce film toute ma vie. Comme un ami de longue date dont le visage et la voix me sont familiers. Avant même le tournage, il était déjà là, diffusé dans chaque livre que j’ai écrit, dans chaque film que j’ai réalisé. Je n’ai pas l’impression de l’avoir réalisé, mais plutôt de l’avoir révélé », note Honoré dans une déclaration du réalisateur. « Les émotions passent d’une personne à l’autre, se déplacent, se transforment, se connectent autant qu’elles se fracturent. »

Dans quelle mesure le film est-il autobiographique ? « C’est vrai que je connais bien cette famille. Il n’y a pas un seul personnage dans ce film dont je ne connais pas la date de naissance, et pour certains, dont je ne connais pas non plus la date de décès », raconte l’auteur. THR. « Mais j’hésite encore à qualifier ce film d’autobiographique. D’abord parce que ce film ne parle pas de moi, mais d’un groupe de personnes sur lesquelles je ne prétends pas connaître toute la vérité. Deuxièmement, parce que j’ai écrit un scénario qui, le temps d’une seule journée, permet à ces personnes de vivre une vie qui échappe à mes souvenirs. »

Honoré avait déjà travaillé avec Lacoste et Kircher et constitué un ensemble plein de talents émergents et connus. « C’était l’un des objectifs initiaux de ce projet : constituer une troupe de jeunes comédiens que je ferais connaissance », explique-t-il. « J’ai cherché à rassembler un groupe de personnes très différentes et, en un sens, unies par l’affection que je ressentais pour elles. Avant le tournage, nous avons répété un peu ensemble. Je leur ai raconté l’histoire de ma famille. Je leur ai appris les danses de salon : le Paso Doble, le Tango… »

Christophe Honoré

Avec l’aimable autorisation de Leolo Victor Pujebet

Mais pendant le tournage, Honoré leur a permis de suivre leur cœur et leur instinct. « Sur le plateau, je les laisse vivre leur propre vie », raconte-t-il. THR. « J’avais décidé que quoi qu’ils fassent, ils en savaient désormais plus sur leurs personnages que moi. »

La famille est un thème récurrent dans les films de l’auteur, tant pour véhiculer une idée générale que pour Mariage à l’orangeil cherche à capturer une ambiance et à transmettre une idée plus large. « Je voulais que l’accent soit mis sur la façon dont les émotions circulent entre les membres d’un groupe – comment le chagrin d’un personnage est embrassé par l’ensemble du groupe. Il en va de même pour l’amour et la violence », partage Honoré. « Ce qui m’intéressait, c’était de regarder sans cesse comment les personnages tissent et retissent les liens qui les unissent. Cette famille est marquée par le drame. Leur enfance préfigure les catastrophes de leur vie d’adulte, mais ils persévèrent malgré tout ; ils sont vaillants et courageux, ensemble. C’est lorsqu’ils sont séparés les uns des autres que le destin les frappe. »

Au cas où vous vous demanderiez d’où vient le titre du film, il s’agit d’une référence à une boisson américaine qui fait une apparition dans Mariage à l’orange et dont la marque est encore connue aujourd’hui. Le film évoque également la mort du chanteur français Claude François. La boisson et le chanteur sont là pour une raison.

« Il se trouve que l’après-midi du mariage de mon oncle Jacques, nous avons appris la nouvelle du décès de Claude François », raconte Honoré. THR. « Depuis, chaque fois que j’entends une de ses chansons – ou que je bois le breuvage à l’orange évoqué dans le film – toute mon enfance au sein de cette famille me revient. Je ne m’en rendais pas compte à l’époque, mais cette famille était déjà sur le point de disparaître. Les chansons de Claude François font partie de la vie de nombreuses familles françaises ; elles représentent un souvenir à la fois intime et universel. J’espère qu’elles sont, comme ce film, à la fois réconfortantes et signe d’un monde disparu. « 

Cela dit, vous aurez sûrement envie d’un avant-goût du film et de ses personnages pour avoir une première idée visuelle et sonore de cette grande affaire de famille. Alors n’hésitez plus et regardez un clip exclusif pour Mariage à l’orange ci-dessous. Voici Adèle Exarchopoulos. Et voici la mariée !

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