Gilles Villeneuve a toujours une base de fans florissante. À 32 ans, la légende de la Formule 1 est décédée, en 1982, dans un accident de voiture de course alors qu’il se qualifiait pour le Grand Prix de Belgique.
Le Festival du film de Toronto a donc mis en scène le biopic sportif suralimenté Villeneuve : L’essor d’une légende comme film de clôture le 19 septembre.
Son fils Jacques Villeneuve raconte Le journaliste hollywoodien que les quatre décennies qui se sont écoulées depuis la mort de son père ont permis de capturer toute l’ampleur de sa vie et de sa carrière qui ont changé la F1 dans les années 1970.
« Il faut que le temps passe », déclare Villeneuve après que le producteur Christal Films de Montréal a finalement obtenu Villeneuve : L’essor d’une légende du sol. « Dans la plupart des films, il faut toujours quelques générations qui doivent s’être écoulées, j’imagine, pour que les grands-parents aient raconté des histoires à leurs petits-enfants et qu’ils puissent ensuite regarder le film ensemble. »
Villeneuve manquera cependant la première mondiale du biopic de son père à Toronto, car l’expert désormais en F1 de Sky Sports et d’autres diffuseurs aura un microphone à la main lors de son reportage depuis le paddock pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan 2026 le week-end prochain.
Mais Villeneuve a vu un extrait (ci-dessous) du film du réalisateur Yan Lanouette Turgeon L’avènement d’une légendequi a fait appel à Rémi Goulet pour incarner son défunt père et ancienne légende du pilotage Ferrari.
« J’étais en larmes, c’était tellement poignant », raconte-t-il THR. « D’après ces deux minutes, il semble que le travail ait été vraiment bien fait. J’ai trouvé les accents incroyables, c’était comme si c’était les années 1970. »
Cela vient d’un fils qui a également bouleversé la F1 en tant que légende du sport automobile dans les années 1990, alors même que la vie trop courte de son père a changé à jamais sa propre vie et celle de sa famille.
L’avènement d’une légende (bande-annonce ci-dessous) raconte l’histoire de Gilles Villeneuve en tant que pilote automobile emblématique issu de racines pauvres et rurales du Québec, où il a parcouru le Canada en motoneige et a finalement, en raison de son obsession pour la vitesse et les drapeaux à damiers, atteint les rangs de la scène des courses internationales. Le film, avec Rosalie Bonenfant dans le rôle de l’épouse de Villeneuve, n’hésite pas à décrire l’impact de sa renommée et de sa fortune en tant que pilote de course d’élite sur sa famille.
Il a fallu du temps à Jacques Villeneuve pour se réconcilier avec un père dont la concentration sur le sport automobile signifiait qu’il était à peine présent dans la vie de sa famille avant sa mort. « Eh bien, il n’était pas là du tout. C’était comme ça à l’époque, c’était la norme. Maintenant, nous jugeons les choses différemment. Il faut donc garder cela dans son contexte », explique-t-il.
Ce qui n’a pas changé, c’est la légende qui s’est développée autour de Gilles Villeneuve bien après sa mort tragique. « Mon père n’avait pas gagné beaucoup de courses (de F1), mais il a survécu si longtemps parce qu’il est resté dans le cœur de nombreux fans pendant de très nombreuses années », a déclaré Villeneuve.
L’attrait continu du circuit F1, et de plus en plus du marché télévisuel américain, explique également l’arrivée de L’avènement d’une légende au TIFF. « La course en F1 s’est développée au cours des cinq dernières années, et tout le monde veut en avoir une part », ajoute Villeneuve.
Écrit par Daniel Roby et Guillaume Lonergan, Villeneuve : L’essor d’une légende est produit par Christian Larouche, le producteur associé Tim Ringuette et le coproducteur Marc Côté. Christian Simoneau, Mélanie Villeneuve et Fabrice Barrilliet sont les producteurs exécutifs.
