Six titres de films uruguayens seront à l’honneur à Locarno, en Suisse, en août prochain.

First Look, l’initiative en cours du programme industriel Locarno Pro du Locarno Film Festival, les présentera cette année lors de sa 15e édition, qui se tiendra lors de la 79e édition du festival, qui se déroulera du 5 au 15 août.

First Look, une plateforme de post-production pour les projets internationaux d’art et d’essai, présente les projets en partenariat avec l’ACAU – Agencia del Cine y el Audiovisual del Uruguay.

Un jury international, composé d’Ana David (conseillère de programme, Berlinale), Susana Santos Rodrigues (co-réalisatrice, IndieLisboa) et Triin Tramberg (directeur artistique, Tallinn Black Nights Film Festival), décernera plusieurs prix, les gagnants étant dévoilés lors de la cérémonie de Locarno Pro Award le 9 août.
Le Locarno Pro de cette année, organisé avec le soutien de l’Office fédéral de la culture/Media Desk Suisse, se déroulera du 5 au 11 août.

Voici un aperçu plus détaillé de la sélection de cette année.

Animal Maltrato
Réalisateur : José Dell’Acqua Postiglione, producteurs : José Dell’Acqua Postiglione et Germán Ormaechea (Animista Cine)
81′, fiction
Synopsis : Mis en faillite par la crise financière de 2002, un vétérinaire de Montevideo est poussé au bord de la faillite. Pour survivre, il entre dans un réseau clandestin d’élevages illégaux et de trafic pharmaceutique. Dans cette spirale infernale, une rencontre inattendue l’oblige à se confronter à ses limites.

L’autre côté du Net
Réalisateur : Maximiliano Martínez, producteurs : Clara Charlo et Maria Zanocchi (Los Besos Contenidos), coproducteur Shoji Films (Espagne)
80′, documentaire
Synopsis : Après avoir déménagé de Montevideo à Barcelone, Maximiliano Martínez entend son père dire « Je t’aime » pour la première fois en 30 ans. En le filmant au fil du temps, il découvre les traces des violences conjugales et affronte le silence, la peur et les blessures héréditaires. Grâce au tennis, père et fils recherchent une nouvelle façon de se connecter.

Notre petite bande de justice
Réalisateur : Guillermo Casanova Arósteguy, productrice : Natacha López Kneit (Lavorágine Films), coproductrice Lagarto Cine (Argentine)
85′, fiction
Synopsis : Montevideo, 1983. Alors que la famille de sa meilleure amie s’enfuit subitement dans des circonstances suspectes, l’emmenant avec elle, Lucía, 10 ans, rassemble sa bande pour lancer un plan inspiré de leurs super-héros préférés. Ensemble, ils créent d’astucieuses bandes dessinées qui couvrent les murs du quartier dans l’espoir de la faire revenir et commencent de manière inattendue à transformer la dure réalité qui les entoure.

Perkal
Réalisatrice : Paola Perkal, productrice : Valentina Baracco Peña (Monarca Films), coproducteurs Sueño Cine (Uruguay) et Insumisa Films (Espagne)
75′, documentaire
Synopsis: Perkal est une lettre longtemps reportée adressée à ma grand-mère, immigrante et survivante de la guerre. À travers les archives familiales et le tournage de mon père, son fils unique, tombé malade à sa mort, un dialogue se noue entre trois générations façonnées par le poids des attentes familiales. Une histoire intime qui cherche à redonner du sens à l’héritage et à questionner ce qui reste après notre départ.

Histoire de printemps
Réalisateurs : Gabriela Guillermo et Irina Raffo, producteurs : Gabriela Guillermo et Irina Raffo (L’Avventura Cine), Germán Ormaechea (Animista Cine)
62′, fiction
Synopsis : Dans le jardin botanique de Montevideo, une rencontre éphémère déclenche un amour fiévreux entre Agustín et Bruno. Alors que Bruno part pour Venise, le désir persiste à travers les océans, mêlant un professeur spinoziste et des passions rivales. Entre philosophie et chair, jalousie et liberté, le printemps se dévoile comme une recherche incessante de l’amour, de la nature et de la fragile éthique de l’attachement.

Le Surubi
Réalisateur : Lorenzo Tocco, producteurs : Pancho Magnou Arnabal et Isabel García (Montelona), coproducteur Kocria (Brésil)
95′, fiction
Synopsis : Le Surubí, une ville industrielle sur le point de disparaître, se transforme du jour au lendemain en le théâtre d’une série d’apparitions miraculeuses. Les habitants saisissent l’opportunité de commercialiser la ville comme une destination de tourisme mystique. Mais le pouvoir divin est une arme dangereuse, surtout dans une ville qui a désespérément besoin d’un sauveur.

A lire également